La centrale solaire Thermique

Réseau de chaleur urbain et centrale solaire à Châteaubriant : un projet novateur en France.

LA CENTRALE SOLAIRE THERMIQUE A  LA LOUPE

Lors de la séance de Conseil Municipal du 3 novembre 2016, les élus se sont prononces en faveur de la réalisation d’une centrale solaire thermique qui sera raccordée au réseau de chaleur de la ville et de la réalisation d’un dispositif de cogénération, qui permettra à la fois de produire de la chaleur pour le réseau urbain et de l’électricité. Ces projets novateurs, qui font figure de pionniers en France, s’inscrivent dans la continuité des actions menées par la Municipalité en faveur de l’innovation et de la croissance verte. Focus sur les caractéristiques de ces dispositifs…

3 QUESTIONS À DOMINIQUE EGRET, DIRECTEUR DES SERVICES TECHNIQUES DE LA VILLE

 

Pourquoi la Ville a t-elle choisi de développer l’énergie solaire ?
Ce projet s’inscrit dans la continuité des actions développées depuis plusieurs années déjà par la Ville de Châteaubriant en matière d’innovation et de croissance verte. Après la réalisation du réseau de chaleur urbain, récompensé par l’obtention d’une Marianne d’Or en 2011, la Ville a poursuivi son action en cherchant à valoriser encore les énergies renouvelables. Le solaire a cet avantage d’être une énergie jusqu’ici gratuite, inépuisable et qui ne subit pas de révision de ses tarifs comme les autres énergies. D’un point de vue environnemental, le solaire est aussi une énergie propre qui ne produit pas de gaz à effet de serre. Ce projet, qui est le premier de cette taille en France, est fortement encouragé par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise des énergies) qui le financera à hauteur de 70%.

Comment est né ce projet et quelles en ont été les différentes étapes ?
En 2012, dans le cadre d’un appel à projets sur le solaire lancé par l’ADEME, la Ville de Châteaubriant a fait réaliser une étude auprès de la société Tecsol, afin de vérifier la faisabilité d’un apport d’eau chaude solaire réinjectée dans le réseau de chaleur. Cette étude, qui a été présentée à un congrès sur le solaire à Hambourg en juin 2014, a montré la faisabilité du projet. Un avant projet détaillé a ensuite été réalisé par le bureau d’études Girus, lauréat de la consultation, qui a préconisé le couplage du champ de capteurs solaires avec la cogénération.

Le projet prévoit la réinjection de 900 MWh par an d’énergie solaire dans le réseau. Que se passera t-il si la production est inférieure ?
Avant de se lancer dans ce projet aussi novateur qu’important, la Municipalité a voulu obtenir des garanties quant à la production solaire annoncée. Ainsi, lors de la séance de Conseil Municipal du 3 novembre dernier, il a été décidé de signer un contrat de garantie solaire engageant le bureau d’études techniques (Tecsol), l’exploitant du réseau (Cofely) et le fournisseur des capteurs solaires. En cas de non respect du contrat, une pénalité égale à deux fois le prix de la chaleur à l’abonné par MWh non injectée (par rapport aux prévisions) sera appliquée et répartie entre les 3 organismes liés par la garantie.

 

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